de Jacques Bioulès
d’après l’oeuvre de Frédéric Jacques Temple
Parce que Frédéric Jacques Temple est une évidence environnée d’ombres, de corneilles — fils peut-être de Robinson Crusoé — bandit de l’Arizona — grand voyageur dans les secrets de Gulliver — j’ai décidé, sous les influences d’un soleil, de raconter ses songes, sa vie.
J’ai décidé qu’une clarté venant de quelque part vienne l’interroger, une clarté du nom d’Infinie Dérive se retrouvant en face d’un dompteur de fables, d’un ébouriffé aux mémoires indéchiffrables.
Tous les deux, dans la faiblesse du calme plat d’une journée privilégiée, et sous le regard de
deux chaises immortelles, ils sont là.
Lui : Monsieur Frédéric, elle : Infinie Dérive.
Ils sont là, à écouter et contempler l’écartement du temps qui éveille les viandes fraîches, le chant des coyotes et d’inépuisables liturgies.
Elle, sans cesse l’interrogeant sur les rivières mandolines. Lui, lui répondant que la chasse est infinie et que l’odeur lactée de toutes ses pensées, sans cesse tremble à l’approche de l’éternel sommeil.
J’ai donc imaginé un moment de théâtre totalement emprunté à son oeuvre, et un univers
sonore pour dire de lui ce que je découvrais en le lisant attentivement.
Je découvrais — et je découvre — qu’il est avant tout un grand réservoir de vie, qu’il est aussi cette fine pirogue qui fait bouillonner les entrailles des écumes, qu’il est aussi ce portique de la Sierra Nevada. Jacques Bioulès
Mise en scène: Jacques Bioulès
Costumes: Françoise Astruc
Comédiens: Patrick Hannais, Evelyne Torroglosa
Régisseur général: Marc Comparet
Création lumières: Jean-Yves Courcoux
Production: Théâtre du Hangar – Cie Jacques Bioulès